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Commission Développement
Professionnel de l'Aintd : présentation des travaux de la commission
Le conseil d'administration
de l'Aintd élu en mars 1999 a décidé la création d'une commission Développement
Professionnel.
Les objectifs de cette
commission étaient les suivants :
1) par une démarche de type
analyse de la valeur, définir les attentes des diplômés, notamment en
matière de développement professionnel. Au-delà de la communauté des anciens
élèves, cerner les attentes de l'ensemble des interlocuteurs de l'Association.
2) réfléchir à la méthode :
comment l'Aintd doit-elle s'organiser pour garantir la faisabilité de
ses projets.
Membres de la commission
:
- Laurent Bernat : Lilly France,
diplôme supérieur 1994
- Danièle Degez : Cabinet DG (Documentation et Gestion), mbr. d'honneur
de l'Aintd
- Denis Duran : Datec, diplôme supérieur 1998 - Jean Michel : Ecole Nationale
des Ponts et Chaussées, mbr. d'honneur de l'Aintd
- Elsa Querné : Confédération Paysanne, diplôme supérieur 1997
- Bertrand Sajus : Musée du Louvre, diplôme supérieur 1997
- Claire Scopsi : Radio France, diplôme supérieur 1991 - Régine Silvy
: Cité des Sciences et de l'Industrie, diplôme supérieur 1994
- Martine Tayeb : Ministère de la Culture, diplôme supérieur 1978
Rédacteur de la synthèse :
Bertrand Sajus
Date de rédaction : 12 septembre 1999
I/ Les besoins et les attentes
des adhérents et interlocuteurs de l'Aintd
1) Les personnes physiques
a) Les diplômés des
différentes formations de l'Intd à la sortie de l'Intd :
- informations "internes" sur les entreprises susceptibles d'embaucher
le diplômé ;
- conseils pour le CV et l'entretien professionnel ; diffusion de CV ;
- informations sur les rémunérations (négociation à l'embauche) ;informations
sur les rémunérations (pour la revalorisation). après de longues années
d'activité :
- parrainage dans l'entreprise. après quelques années d'activité :
- stimuler et orienter la démarche personnelle de formation continue ;
- rester aux aguets sur les tendances de la profession : que sont mes
condisciples devenus ? comment se dessinent les carrières ?
- accompagner et orienter une démarche personnelle de reconversion vers
des technologies ou des activités nouvelles ;
- favoriser les transferts d'expérience, participer à la mémoire de la
profession. tout au long de la carrière
- conseil technique non commercial pour la réalisation de projets, choix
de logiciels, retour d'expérience etc.
- contacts amicaux avec les anciens élèves de l'Intd (mais doit-on vraiment
parler d'anciens élèves si le but de l'Aintd est de rapprocher activité
et formation professionnelles ?).
-Contribuer à des relations confraternelles entre les différentes générations
de documentalistes ;
- valorisation des diplômes Intd.
- représentation officielle des diplômés l'Intd.
b) Les élèves en cours
de formation à l'Intd
- offres de stages.
- rencontres avec les anciens.
- aide à l'insertion professionnelle [voir 1) a)].
c) Les personnes tentées
par une formation en info-doc
- que sont les métiers de
l'info-doc, quelles carrières ?
- qu'est-ce qu'apporte l'Intd ?
d) Les employeurs qui
s'interrogent sur les professionnels de l'info-doc
- qu'est-ce que l'info-doc peut apporter à l'entreprise ?
- recruter un diplômé de l'Intd.
2) Les personnes morales
a) Le réseau Intd
- veille à long terme sur
les grandes tendances de l'info-doc (T + 5 ans) : technologie, organisation,
profils de postes etc. Feed-back professionnel ;
- définition des attentes des diplômés en matière de formation continue
et/ou à distance ;
- des données qualitatives : pourquoi embauche-t-on (ou n'embauche-t-on
pas) ; un diplômé de l'Intd ? L'image de l'Intd dans l'entreprise.
-Des données chiffrées : enquête emploi ; - mise à jour permanente de
l'annuaire des diplômés ;
- recruter un intervenant, un directeur de mémoire ;
- élargir la palette de stages en entreprise ;
- représentation officielle de la communauté des diplômés de l'Intd.
b) Le Cnam
- représentation officielle
des diplômés du Cnam ;
- valorisation des diplômes du Cnam ;
- participation à la réforme des enseignements, notamment en matière de
formation à distance et/ou continue. La contribution de professionnels
de l'info-doc expérimentés peut être très précieuse sur des sujets tels
que la logistique de l'information pédagogique, l'ergonomie des systèmes
informatiques de télé-enseignement etc.
c) Les associations
d'anciens élèves du Cnam et leur Fédération
- représentation officielle
des diplômés de l'Aintd et renforcement global de la représentativité
de la Fédération ;
- participation active aux projets d'entraide transversaux : notamment
dans le domaine de la gestion de l'information (web, info-éthique etc.).
d) Les associations
des professionnels de l'info-doc, notamment l'Adbs - représentativité
globale de l'Adbs ;
- interface institutionnelle
avec des organisations internationales ;
- veille à long terme sur les grandes tendances de l'info-doc (T + 5 ans)
: technologie, organisation, profils de postes etc. Feed-back professionnel
;
- définition des attentes des diplômés en matière de formation continue
et/ou à distance.
e) Les autres associations
d'anciens élèves en info-doc
- valorisation de la fonction
info-documentaire dans l'entreprise ;
- réflexion transversale sur l'évolution de la profession et les attentes
en matière de formation ;
- favoriser la subsidiarité entre les écoles ;
- développer les contacts avec des associations équivalentes dans d'autres
pays ;
- favoriser l'éthique des relations inter-écoles ;
- webring.
f) Les organisations
professionnelles
- favoriser les échanges entre
les professionnels de l'information-documentation et les représentants
d'autres professions : journalistes, médecins, juristes...
II/ Le nerf de la guerre
: les ressources humaines de l'Association
Les besoins et les attentes
sont nombreux mais les moyens d'action sont faibles. La faisabilité des
projets dépendra essentiellement de la pertinence avec laquelle l'Association
gérera ses ressources humaines. Il s'agit d'inciter des Intdiens à s'engager
dans la vie associative et à s'y maintenir assez longtemps, en synergie,
pour que leurs actions portent leurs fruits.
1) Des moyens humains
quasi fantomatiques.
Pourquoi ? La petitesse des
effectifs (à peine plus de 80 membres en 1999) est un fait structurel.
Il faut partir du principe que l'Aintd restera une petite association
même si l'on espère que le nombre de ses membres augmentera dans les années
à venir.
Les principales raisons sont
les suivantes :
- le réseau Intd ne forme
pas un très grand nombre de diplômés par an (environ 200 en comptant ses
différentes formations),
- les cycles d'études étant assez courts et les différents diplômes délocalisés,
l'esprit de groupe est peu développé ; D'autres facteurs non structurels
sont défavorables à la vie associative :
- la tendance culturelle d'une partie importante des documentalistes :
le centre de documentation comme tour d'ivoire, l'approche conservatrice
de l'organisation et de la technologie. Les "volunteers" de l'Aintd ayant
en général une vision plus novatrice de la profession se trouvent parfois
en porte-à-faux face à bon nombre de diplômés ;
- la tendance culturelle générale : les relations purement marchandes
l'emportent sur les relations non marchandes ;
- la tendance des associations (pas seulement l'Aintd) à utiliser abusivement
les bonnes volontés, et donc à les décourager définitivement ;
Ces facteurs se traduisent
par une cruelle absence de volontaires et accessoirement par un manque
de moyens financiers. L'Association est enfermée dans un cercle vicieux
: peu d'adhérents donc peu de volontaires, peu de volontaires donc peu
d'actions tangibles, peu d'actions tangibles donc peu d'adhérents.
Or, une association à but non
lucratif vit essentiellement du volontarisme durable d'une partie significative
de ses membres. Il faut donc fonder la vie de l'Association sur une économie
des bonnes volontés.
Quelques principes :
1) Réduire les tâches peu gratifiantes
au minimum vital. Une activité répétitive impliquant des corvées peut
se révéler pernicieuse car elle absorbe une grande partie de l'énergie
humaine sans contrepartie.
2) Réduire les aspects routiniers
de la vie associative et favoriser les actions par projets. L'Association
doit pouvoir rebondir d'année en année par des projets ponctuels et opportunistes.
3) Compartimenter les actions
en lots de réalisation parfaitement définis :
- nature de l'opération et compétence requise ;
- temps de l'opération ; - périodicité de l'opération (pour les tâches
routinières) ;
- moyens matériels demandés ou fournis ;
- période d'engagement du volontaire.
4) Miser sur une démarche personnelle
innovante et non conventionnelle des volontaires.Miser également sur la
convivialité des échanges. Sortir du modèle d'une relation marchande :
"je paye une cotisation donc on me doit un service en échange, un point
c'est tout". Entrer dans l'Association pour "jouer", échanger avec des
personnes qu'on apprécie mais qu'on n'a pas l'occasion de côtoyer dans
sa vie professionnelle, y trouver un espace de liberté et de créativité.
Désormais l'Aintd a un allié
: le web. Il est au coeur des métiers de l'info-doc, il favorise la création,
les retrouvailles, il constitue un moyen de communication relativement
peu onéreux.
Au-delà des aspects techniques,
le fonctionnement par projets doit permettre au collaborateur de l'Aintd
de :
- réaliser une action qu'il n'a pas l'occasion de réaliser dans sa vie
professionnelle (commencer par réaliser un projet dans le cadre de la
vie associative pour être en mesure de le réaliser dans sa vie professionnelle)
;
- améliorer ses connaissances en s'associant avec une personne plus qualifiée
pour un projet ;
- compléter son CV (la visibilité de l'action réalisée est favorisée par
le site associatif) ;
- s'enrichir intellectuellement et valoriser une démarche originale.
5) Utiliser au maximum l'Internet
pour alléger le travail (automatisation, désynchronisation) et le déplacement
physique (accès à distance sur le site) : courrier, annuaire...
6) Fixer des projets réalisables
par des personnes seules ou par de petites cellules de 3 personnes maximum.
7) Subsidiarité :
- subsidiarité "externe" : les projets doivent toujours être choisis en
fonction de l'environnement institutionnel de l'Association : Intd, Cnam,
Adbs... Il s'agit de concentrer les actions sur ce qu'il y a de plus typique
à une AAE telle que l'Aintd.
- subsidiarité "interne" : un projet est proposé par des membres, des
administrateurs ou des partenaires de l'Association. Les personnes les
plus directement concernées constituent une cellule et établissent un
document de référence (ex : maquette, cahier des charges fonctionnel,
charte...).
A partir du moment où le projet
est démocratiquement accepté la cellule qui s'en charge a les mains libres.
Elle est directement responsable de son action devant les membres de l'Association.
En cas de problème, le rôle du Bureau se limite à faire respecter les
spécifications du document de référence.
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